Quand on pense au triathlon, on pense souvent à l’endurance, au temps, à la ligne d’arrivée. Au-delà des watts sur le vélo ou de l’allure de course, c’est souvent la force mentale qui fait toute la différence. Je le vois à tous les jours comme coach. S’il y a bien une personne qui incarne cette force intérieure, c’est Daniel Scali.
Une douleur invisible, une volonté inébranlable
Daniel Scali n’est pas un athlète professionnel. Il n’a pas grandi dans un centre d’entraînement de haute performance. Il vit avec le syndrome douloureux régional complexe (SDRC), une condition neurologique chronique qui provoque des douleurs intenses et persistantes dans le bras gauche. La plupart d’entre nous aurions vu cette condition comme une barrière. Lui en a fait un tremplin.
En août 2021, il a établi un record du monde Guinness en tenant la position de planche abdominale pendant 9 heures, 30 minutes et 1 seconde. Oui, tu as bien lu : 9 heures. En appui sur les avant-bras. En silence. Face à la douleur. Face à lui-même.
70 % mental, 30 % physique
Interrogé sur son secret, Daniel ne parle pas de crunchs ou de gainage quotidien. Il parle de mental. Selon lui, la planche est un effort à 70 % mental, 30 % physique. Il a appris à visualiser la douleur, à transformer son ressenti en images, à se concentrer sur ce qu’il peut contrôler.

Il affirme que la discipline quotidienne, la gestion de la douleur et la visualisation mentale ont été ses meilleurs alliés. Un trio que tout triathlète connaît… mais qu’on oublie trop souvent de pratiquer aussi sérieusement que nos transitions.
Et toi dans tout ça?
Tu prépares ton premier triathlon sprint? Tu veux passer sous les 3h à ton prochain olympique? Tu doutes de tes capacités à compléter les 10 km de la dernière portion? Pense à Daniel.
Tu n’as pas besoin d’être le plus rapide à l’entraînement. Tu n’as pas besoin de t’entraîner 15 heures par semaine. Tu as besoin de croire que tu peux le faire, de développer ton dialogue intérieur, de t’armer d’une volonté calme et constante.
Parce que le jour de la course, ce ne sont pas tes jambes qui vont tout faire. Ce sera ton cœur, ton esprit, ta capacité à continuer quand tu veux abandonner.
À retenir
« Change ton discours intérieur. Passe de “Pourquoi moi ?” à “Je peux le faire. Je vais le faire.” » – Daniel Scali
Alors, la prochaine fois que tu as un doute, une séance difficile ou un moment de fatigue, pense à Daniel. Et tiens bon. La vraie ligne d’arrivée est dans ta tête.
