Durabilité = Résistance à la fatigue

Définition

La résistance à la fatigue désigne la capacité à maintenir un niveau élevé de performance après un effort prolongé. Par exemple, imaginez un cycliste capable de grimper à 300 W sur 5 minutes puis, après 3 heures d’effort, de reproduire cette performance avec très peu de perte de puissance. Cette stabilité est précisément ce qui définit une forte résistance à la fatigue.  

Pourquoi c’est si déterminant

Ce n’est pas toujours le plus puissant ou le plus rapide qui triomphe, mais celui qui résiste le mieux à l’usure du temps. Dans certaines classiques emblématiques, comme le Tour des Flandres 2025, Tadej Pogačar a gravi l’Oude Kwaremonten fin de course plus vite qu’au début, illustrant parfaitement cette endurance supérieure au sein d’une fatigue déjà accumulée.  

Les leviers de la résistance à la fatigue

1. Physiologiques

  • FTP (Functional Threshold Power) élevé : réduit le stress relatif du corps à une puissance donnée.
  • VO₂max élevé : optimise l’absorption d’oxygène en effort.
  • Efficacité métabolique : meilleure conversion de l’énergie pour moins de dépense.
  • Capacité anaérobie : soutien des efforts intensifs ponctuels.

2. Métaboliques

  • Capacité à absorber et métaboliser les glucides efficacement pendant l’effort.
  • Gestion optimale de l’hydratation et de la température corporelle.

3. Neuro-musculaires

  • Maintien d’une cadence élevée même en état de fatigue.
  • Force musculaire durable permettant de garder l’appui sur les pédales malgré la fatigue.

4. Génétiques

  • Des prédispositions innées peuvent aussi offrir un avantage sur la résistance à la fatigue.  

Comment développer cette résistance

These findings highlight the need for incorporating targeted cadence prescriptions to enhance performance under both fresh and accumulated work states.

Faible résistance à la fatigue: voyez comme la ligne verte (Power Duration Curve après 1 500 kj) est sous la rouge (Power Duration Curve).

Une combinaison complexe

La résistance à la fatigue, souvent occultée par l’attention portée aux chiffres purs (FTP, VO₂max), est en réalité ce qui distingue les grands coureurs sur la durée. Elle repose sur une combinaison complexe de capacités physiologiques, métaboliques, neuromusculaires — et parfois même génétiques. Pour l’améliorer, rien de magique : roulez longtemps, travaillez votre force, cadrez votre rythme. Le vélo est une école de patience… et de persévérance.