« Je suis trop lente pour me faire coacher », parlons-en.
Je l’ai entendue souvent, cette phrase-là.
Sous différentes formes :
« Je suis trop débutante. »
« Je ne fais pas de podium. »
« Je ne suis pas une vraie athlète. »
« Je ne veux pas faire perdre ton temps. »
…ou carrément : « Je suis trop lente pour me faire coacher. »
Et chaque fois, je me dis la même chose :
Si tu crois que tu dois être “rapide” pour mériter du coaching, il faut qu’on parle.
D’où ça vient, cette idée?
Ça vient d’un mélange de choses :
- La culture de performance dans le sport.
- L’impression que le coaching est réservé à l’élite.
- La peur du jugement.
- Et souvent, une bonne dose de manque de confiance en soi.
Beaucoup de gens pensent qu’ils doivent d’abord « atteindre un certain niveau » avant de demander de l’aide. Un peu comme si le coaching était une récompense, alors qu’en réalité… c’est un outil.

Le coaching, ce n’est pas pour les rapides. C’est pour les gens qui veulent avancer.
Être coaché, ce n’est pas un privilège réservé aux podiums.
C’est un cadre pour progresser, à ton rythme, avec un plan adapté à ta réalité.
Tu es débutant? Parfait.
Tu fais du triathlon pour le fun? Encore mieux.
Tu cours lentement? Pis après?
Le rôle du coach, c’est de t’aider à mieux bouger, à te sentir plus en contrôle, à bâtir ta confiance. Pas à faire de toi une machine.
Le plus gros mythe : « Je ne suis pas assez bon pour mériter du coaching »
Laisse-moi être très clair :
Tu n’as pas à être “bon” pour mériter d’être encadrée.
Tu n’as pas à “prouver ta valeur” pour mériter d’être soutenue.
Tu n’as pas à aller vite pour être prise au sérieux.
Le sport, c’est un chemin. Pas un classement.
Et ce que je vois, semaine après semaine, ce ne sont pas les plus rapides qui ont les plus belles transformations. Ce sont souvent ceux et celles qui avaient le plus de doutes. Qui n’étaient pas sûrs d’avoir leur place. Qui y allaient un pas à la fois.
Ce qu’un coach peut faire pour toi… même (surtout) si tu vas “lentement”
Voici ce que le coaching peut réellement t’apporter, peu importe ton niveau actuel :
- Un plan clair pour ne pas te blesser ou t’épuiser en t’entraînant n’importe comment.
- Un regard extérieur pour ajuster au besoin, selon ton énergie, ton horaire, ton vécu.
- De la structure pour progresser sans stagner.
- De l’écoute pour démêler ce qui te bloque (et ça dépasse souvent l’allure ou le FTP).
- Des encouragements honnêtes quand tu ne vois pas tes propres progrès.
Bref : tu n’as pas besoin d’aller vite pour tirer profit du coaching. Tu as juste besoin de vouloir bouger avec un peu plus de sens.
Le jour où j’ai réalisé que « lent » n’était pas une catégorie
Je me souviens très bien d’une athlète que j’ai accompagnée à ses débuts.
Elle m’avait dit :
« J’espère que tu ne seras pas déçu. Je suis super lente. »
Elle s’était inscrite à son premier triathlon sprint. Elle nageait avec hésitation, pédalait en mode balade du dimanche, et courait en alternant avec de la marche. Mais chaque semaine, elle faisait ses entraînements. Elle posait des questions. Elle appliquait les conseils. Elle riait de ses propres maladresses. Elle persévérait.
Quelques mois plus tard, elle a terminé sa course avec les larmes aux yeux. Pas à cause du chrono. Parce qu’elle l’avait fait. Et qu’elle avait commencé à croire qu’elle en était capable.
Aujourd’hui, elle s’entraîne encore. Et elle aide d’autres à se lancer.
Alors non, elle n’a jamais été “lente”.
Elle était juste en train de devenir une version d’elle-même qu’elle ne connaissait pas encore.

Tu n’as rien à prouver pour te faire coacher
Tu veux progresser?
Tu veux te sentir mieux dans ton corps?
Tu veux apprendre à aimer l’entraînement (au lieu de le subir)?
Tu veux vivre un triathlon à ton rythme, avec fierté?
Alors tu es exactement le genre de personne qui peut bénéficier d’un coaching.
Pas pour aller plus vite.
Mais pour aller plus loin, plus sainement, plus solidement.
Et si tu doutes encore, rappelle-toi ceci :
La vitesse à laquelle tu avances ne détermine pas ta légitimité.
Ce qui compte, c’est que tu avances.
