Bienvenue chers triathlètes, passionnés de sport et curieux avides de connaissances! Aujourd’hui, nous plongeons au cœur d’un aspect souvent méconnu mais crucial du monde du triathlon: les redoutées pénalités. Que vous soyez un athlète aguerri ou que vous envisagiez de vous lancer dans cette aventure multisport exaltante, comprendre les règles et les conséquences des infractions peut faire la différence entre une performance réussie et une course remplie de désagréments.

Le triathlon, avec ses trois disciplines distinctes – la natation, le cyclisme et la course à pied – offre des défis uniques pour les participants. Mais au-delà de la préparation physique et mentale, il y a un labyrinthe de règles spécifiques à chaque discipline, visant à garantir une compétition équitable et sécuritaire pour tous les concurrents. Les pénalités jouent un rôle crucial dans le maintien de cet équilibre, mais elles suscitent souvent des questions et des confusions.

Dans ce billet, je puiserai dans mon expérience d’officiel en triathlon. Que vous soyez un triathlète chevronné cherchant à rafraîchir vos connaissances ou un débutant curieux cherchant à comprendre ce qui se cache derrière les drapeaux rouges et les temps additionnels, je vous présente mon top 5 non-scientifique des pénalités les plus populaires en triathlon.

5. Déchets

Je sais que peu d’athlètes ont reçu un carton jaune pour avoir laissé un déchet sur le parcours ailleurs que dans une zone indiquée. Les officiels sont plutôt réticents à l’appliquer ou n’y porte peu attention. Je me rappelle en avoir décerné au moins deux. L’une était sur lors du triathlon Esprit de Montréal, sur le circuit Gilles-Villeneuve, je suivais, à moto, un cycliste qui était en train de prendre un gel. Au lieu de remettre le sachet vide dans son trisuit ou dans son bento box, je l’ai vu consciemment lancer le sachet sèchement sur l’asphalte. L’autre fois, c’était dans la zone de transition, encore une fois à Esprit. En T2, un athlète courait son sachet de gel pendant de sa bouche puis en sortant de la transition l’a simplement recraché sur l’herbe. Soyons responsable, respectons les sites de compétition. Le comité organisateur a pour but de laisser les lieux comme il l’a trouvé avant de s’y installer.

Souvent, les parcours possèdent des zones désignées pour se délester de ses déchets. Accumulez-les sur vous, en attendant de passer à une de ces zones. Le matin, pendant que vous installez votre zone de transition, repérez s’il y a des poubelles aux entrées et sorties de transition.

4. Casque détaché

La quantité de gens qui, machinalement, détache leur casque une fois passé la ligne de débarquement est hallucinante! À leur défense, il s’agit dans la grande majorité des cas de sportifs complétant leur premier triathlon. Pour une raison de sécurité, la règle est simple: lorsque vous touchez à votre vélo, vous devez portez votre casque attaché. Je suis tout de même surpris de voir pratiquement à chaque triathlon dans lequel j’officie, des athlètes performants qui détachent leur casque une fois rentrée en T2. Ma façon de procéder est de les arrêter et leur demander de rattacher leur casque jusqu’à ce qu’ils aient déposé leur vélo sur le support. En général, ils grognent en me répondant que leur zone est juste là là! J’insiste.

  1. Catégorie groupe d’âge: Correction ou disqualification. Pensez-y à deux fois avant d’ignorer un officiel!
  2. Catégories élites (Coupe Québec, Jeux du Québec, Grand prix, …): Pénalité de temps: 10 sec sprint et moins, 15 sec olympique, 30 sec moyenne distance, 1 min longue distance.

3. Lignes d’embarquement et débarquement

Les infractions de lignes d’embarquement et de débarquement sont très populaires. Les athlètes sont distraits ou bien encore sous le choc de leur prestation à la nage qu’ils oublient qu’ils doivent complètement avoir passé la ligne d’embarquement avant d’enfourcher leur monture. Quant à la ligne de débarquement, on dirait qu’ils ne veulent pas freiner leur élan et attendent à la dernière seconde avant d’appuyer bien fort sur les freins alors qu’il est trop tard et que leur vélo dépasse celle-ci. Pour être en accord avec la politique de Triathlon Québec qui en est une d’éducation dit correction ou disqualification: on vous fera reculer avec votre vélo derrière celle-ci avant de vous laisser reprendre votre chemin vers T2.

2. Blocage

Je place cette pénalité en numéro 2 bien que nous la décernons plutôt rarement. Pardonnez-moi cet édito mais il s’agit plutôt d’un manque de connaissance des triathlètes groupe d’âge qui roulent à peu près n’importe où et n’importe comment. Comme sur nos routes, normalement, on roule à droite de la route et on dépasse par la gauche. Il peut arriver que le parcours ne s’y prête pas; alors à la réunion d’avant-course, on vous dira si jamais c’est l’inverse c’est-à-dire rouler à gauche et dépasser à droite. Au moment d’écrire ces lignes, c’est le cas depuis plusieurs années au triathlon Esprit où on demande de rouler à gauche et dépasser à droite à cause de la position des entrées et sorties du parcours vélo.

Par blocage, on entend un cycliste mal positionné sur le parcours qui empêche la progression des autres cyclistes. L’image suivante explique la différence entre sillonnage (drafting) et blocage (blocking).

1. Sillonnage (drafting)

Quand mes collègues sportifs apprennent que je suis officiel en triathlon, ils pensent tout de suite que je suis l’arbitre qui donne les pénalités pour sillonnage à vélo! Le sillonnage est de loin la pénalité la plus décernée en triathlon. Et pour cause! Il y a un énorme avantage à rouler directement derrière un cycliste en matière d’économie d’énergie. Le plus près, le plus avantageux. Même si la limite est à 12 m pour un triathlon de moyenne et longue distance, il est prouvé qu’il y a un effet d’aspiration au-delà de cette distance. Ça explique pourquoi les élites sont prêts à brûler de précieuses cartouches pour faire l’effort de boucher un trou pour rouler avec un pack, même en respectant la distance légale.

  • Distance olympique (standard) et moins: 10 mètres
  • Moyenne et longue distance: 12 mètres