Tout le monde veut voir une progression dans son entraînement. Oui, bien sûr qu’on prétend mener une vie active pour améliorer sa santé. On sait bien que c’est bon autant pour le corps que pour l’esprit. Mais bon… la cerise sur le sundae c’est quand même de voir qu’on s’améliore, d’aller plus loin, plus rapidement, plus facilement.

Quand il est question de soi, on est biaisé. Soit on exagère sa performance soit on la minimise.

Il y a tellement d’indicateurs de progression de la performance. Je vous suggère de commencer par l’exercice suivant. Revenez en arrière et nommez la raison première pour laquelle vous avez commencé à faire du sport: perte de poids, course quelconque, temps précis à réaliser, … Mesurez vous encore vos progrès là-dessus?

Pour mesurer, ça prend une rigueur. Il faut mesurer certaines valeurs sur une base régulière. Heureusement, la technologie vient à notre rescousse. Le pèse-personne intelligent transfère automatiquement votre poids dans votre appli préférée pour un suivi facile. La montre intelligente enregistre votre rythme cardiaque autant au repos qu’à l’effort, vos cycles de sommeil, votre mileage, etc.

Mesures objectives

Si ça peut vous inspirer, je vous partage des indicateurs que je surveille moi-même pour évaluer ma progression:

Mesures subjectives

En plus des données mesurables, dans mon journal, je conserve certaines mesures subjectives de ma progression.

  • Niveau de concentration
  • État mental en général
    • Positif: j’arrive à tirer les points positifs des situations
    • Négatif: tout le monde me tape sur les nerfs, c’est pas une bonne journée
  • Niveau d’énergie au cours de la journée
    • Positif: j’abats tout le travail que j’avais planifié et même plus
    • Négatif: sortir du lit est déjà une épreuve sportive!
  • Digestion
    • Ce que j’ai mangé
    • Moments où je mange

Pas linéaire

En cette ère du paraître, c’est évident que tout le monde se présente sur son meilleur angle dans les réseaux sociaux. Rares sont les influenceurs partageant leurs échecs et difficultés.

Cette petite intro simplement pour vous dire que même s’il y a une progression à long terme, celle-ci est rarement (jamais) linéaire. On est sur une lancée, tous les indicateurs sont au vert puis la vie frappe. Parfois des petits coups, mais aussi de grands coups qui nous déstabilisent totalement en nous envoyant, sonné, dans les câbles. Une situation non planifiée mais surtout non souhaitée fait déraper votre plan avec comme conséquence logique un recul de cette progression que vous aviez si chèrement acquise à la sueur de votre front. Soit. Ça arrive à tout le monde.

Le succès comme la progression ne sont pas linéaires.

Quand ça va bien, c’est facile. C’est quand la vie vous rend la vie impossible qu’on sépare le bon grain de l’ivraie. Vos réactions face à l’adversité montrent de quel bois vous vous chauffez. Vous écrasez-vous? Abandonnez-vous? Ou vous organisez-vous? Acceptez-vous ce recul temporaire en pensant déjà qu’après la pluie le beau temps?

Conclusion

Mon leitmotiv pour ne pas m’écraser quand ça devient difficile:

« Strive for progress not perfection« . Travailler à la progression et non la perfection.

Je suis une personne impatiente. Je m’améliore sur ce point. Quand je le réalise, je marque un temps de pause et je réfléchis à ce que je pourrais faire pour juste avancer l’aiguille. Je mets de côté le but en m’attardant à la prochaine action qui m’y rapprochera. Si je ne l’atteint pas, au moins j’aurai bonne conscience d’avoir fait des pas dans la bonne direction. C’est le chemin du progrès qui compte. Pourquoi? Eh bien parce qu’on n’arrivera jamais à destination. Il y aura toujours un autre objectif.